Négociations pour la paix en Ukraine : Zelensky reporte son voyage en Arabie saoudite
Craignant une paix dictée par Moscou avec la complaisance de Washington, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mardi qu'il reportait son voyage à Riyad, en Arabie saoudite, où il devait rencontrer mercredi la délégation américaine. Après avoir dénoncé l'ouverture de pourparlers de paix mardi à Riyad entre les Russes et les Américains en l'absence de son gouvernement, le président Zelensky a fait savoir qu'il ne se rendrait pas demain dans la capitale saoudienne. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio (au milieu, à gauche), rencontre le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergei Lavrov (en face), à Riyad, en Arabie saoudite. Photo : Reuters / Evelyn Hockstein En soirée, le président américain, Donald Trump, a suggéré que le président Zelensky n'avait pas la légitimité démocratique pour prendre aux négociations, blâmant même l'Ukraine pour le conflit qui ravage le pays depuis trois ans. L'ouverture de ces pourparlers entre une délégation américaine et russe à Riyad a été annoncée à la dernière minute à la suite d'un appel téléphonique, la semaine dernière, entre le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue américain. Cette rencontre à laquelle ne participent pas les deux chefs d'État vise à rétablir les relations entre leurs pays respectifs en vue d'une résolution rapide du conflit en Ukraine et d'une levée des sanctions économiques qui pèsent contre la Russie depuis son invasion de l'Ukraine, en février 2022. Craignant que Vladimir Poutine ne consolide ses gains territoriaux en Ukraine en négociant une paix unilatérale avec Washington dans son dos, le président Zelensky a réclamé mardi des pourparlers Pendant ce temps, à Riyad, les délégations russe et américaine se sont entendues pour établir un Le secrétaire d'État américain Marco Rubio négocie en compagnie du conseiller à la Sécurité nationale, Mike Waltz, et de l'émissaire spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Photo : Reuters / Evelyn Hockstein Au terme de cette première rencontre de 4 h 30 entre la diplomatie russe et américaine depuis l'invasion de l'Ukraine, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré qu'il est Il a ajouté que les Européens et les Ukrainiens, qui sont tenus à l'écart des pourparlers pour le moment, devraient Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui déclaré percevoir Pendant qu'on négocie à Riyad, la guerre se poursuit chaque jour sur le front ukrainien où les troupes de Kiev tiennent avec acharnement. Photo : Reuters / RFE/RL/Serhii Nuzhnenko Selon lui, les Américains ont commencé Le Kremlin martèle que le règlement de la guerre en Ukraine est indissociable de la réorganisation de l'architecture sécuritaire européenne, soit un retrait des forces de l'OTAN d'Europe orientale, que Moscou considère comme sa zone d'influence. Vladimir Poutine avait notamment utilisé cet argument pour justifier son invasion de l'Ukraine en 2022. L'administration du président Donald Trump s'est montrée, elle, très critique de ses alliés européens et beaucoup moins disposée à soutenir l'Ukraine que l'administration précédente de Joe Biden. Moscou et Washington devraient aussi profiter de cette fenêtre de dialogue pour aborder aussi les questions traditionnelles du désarmement nucléaire, des forces conventionnelles en Europe, du nucléaire iranien et du conflit israélo-palestinien. Les délégations russe et américaine doivent aussi discuter d'une éventuelle rencontre officielle entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui selon le président américain pourrait avoir lieu aussi en Arabie saoudite. En Europe, où on reçoit très mal d'avoir été écarté de la sorte par les États-Unis, les dirigeants des puissances européennes cherchent des moyens pour demeurer dans l'équation. Le président français Emmanuel Macron a convié à la hâte lundi à Paris des dirigeants de pays clés pour tenter d'afficher une posture commune sur la sécurité européenne. Mais aucune décision concrète n'est ressortie de la réunion. Exploitant chaque avantage de cette volte-face de Washington face à ses alliés européens, la Russie a exclu d'emblée hier une participation européenne à d'éventuels pourparlers sur l'Ukraine car, selon Sergueï Lavrov, De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit mardi sur X que l'UE voulait La ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly a soutenu que l’Ukraine doit être à la table des négociations, lors d’un point de presse à Bruxelles, mardi. Mélanie Joly, à la Conférence de Munich sur la sécurité, le week-end dernier. Photo : Getty Images / AFP / THOMAS KIENZLE On ne voudrait pas se retrouver dans une situation où il y a un cessez-le-feu, que les Russes quittent le territoire ukrainien, se réorganisent et envahissent de nouveau l’Ukraine. On se retrouverait dans une situation encore plus dangereuse qu’aujourd’hui. De plus, réitérant la position du G7 et celle de ses alliés européens, Mme Joly a ensuite souligné que des garanties de sécurité Avec les informations de Agence France-PresseNous sommes honnêtes et ouverts d'esprit, je ne veux pas de coïncidences. Voilà pourquoi je n'irai pas en Arabie saoudite
, a déclaré M. Zelensky depuis la Turquie. Il a ajouté s'être entendu avec les autorités saoudiennes pour reporter ce voyage au 10 mars.
équitables
qui incluront l'Union européenne, le Royaume-Uni et la Turquie.L'Ukraine, l'Europe au sens large – cela inclut l'Union européenne, la Turquie et le Royaume-Uni – devraient participer aux discussions et à l'élaboration des garanties de sécurité nécessaires avec l'Amérique concernant le sort de notre partie du monde
, a déclaré M. Zelensky lors d'une visite en Turquie mardi.mécanisme de consultation
pour régler leurs contentieux et sur la nomination de négociateurs spécialement affectés à la question ukrainienne.
convaincu
que le Kremlin veut s'engager dans un processus sérieux
pour mettre fin à la guerre. Le chef de la diplomatie américaine a ajouté qu'il fallait toutefois que cet accord soit acceptable pour tous.Il doit s'agir d'une fin permanente à la guerre, pas d'une fin temporaire, comme on a vu par le passé. On sait, c'est juste la réalité des choses, qu'il devra y avoir une discussion sur les territoires et qu'il y aura une discussion sur les garanties de sécurité
, a expliqué M. Rubio en conférence de presse.être à la table à un moment donné
. Levée des sanctions avant la paix?
Il y a d'autres parties qui ont des sanctions [contre la Russie], l'Union européenne devra être à la table à un moment donné parce qu'ils ont aussi des sanctions
, a ajouté M. Rubio.un vif intérêt pour la levée des obstacles artificiels au développement d'une coopération économique mutuellement bénéfique
entre la Russie et les États-Unis.
à mieux comprendre
la position de Moscou qui refuse catégoriquement de voir une présence militaire de l'OTAN s'installer en Ukraine, même pour y maintenir la paix.Un règlement à long terme, un règlement viable [en Ukraine] est impossible sans un examen global des questions de sécurité sur le continent
, a martelé mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.L'Europe laissée dans le corridor
l'Europe veut la poursuite de la guerre
.faire équipe
avec les États-Unis pour une paix juste et durable
en Ukraine, après une rencontre avec l'envoyé spécial du président américain, Keith Kellogg. Ce dernier est attendu à Varsovie puis à Kiev cette semaine.L’Ukraine doit être à la table des négociations, dit Ottawa

Les Ukrainiens se battent pour leur liberté, mais aussi la nôtre. Il n’existe pas de ligne rouge pour Poutine. On sait très bien qu’après l’Ukraine, il pourrait attaquer le territoire de l’OTAN. Le Canada est également le voisin de la Russie en Arctique
, a averti la ministre.robustes
devaient être accordées à l’Ukraine.
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